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Iceberg · 21 décembre 2025

Les pires horreurs d’Internet : l’iceberg infernal en 6 plongées

HeavensGate.com, Jigsaw.exe, le blog Fifth Nail, Rotten.com… Six plongées dans les recoins les plus sombres du web, entre légendes et affaires bien réelles.

Le 26 mars 1997, dans une villa cossue de Rancho Santa Fe, en Californie, on découvre les corps de 39 membres de la secte Heaven’s Gate. Ils se sont donné la mort pour rejoindre un vaisseau spatial censé voyager dans le sillage de la comète Hale-Bopp. Presque trente ans plus tard, leur site web est toujours en ligne. Figé. Intact. Et quelqu’un continue de payer l’hébergement.

C’est par cette porte qu’on entre dans l’iceberg des pires horreurs d’Internet : des pages bien réelles, des fichiers maudits, des sites qu’on se refile à voix basse en se demandant s’ils auraient seulement dû exister. Dans cette vidéo, on descend six paliers sous la surface du web — et je vous préviens, cette descente-là pique.

HeavensGate.com — le site que la mort n’a pas fermé

Tout y est resté en l’état : les GIF clignotants, les fonds étoilés, le mot « HALE-BOPP » en lettres capitales. Le site de la secte est un fossile du web de 1997, sauf qu’il n’a rien d’abandonné : deux anciens adeptes, restés fidèles au groupe, répondent encore aujourd’hui aux e-mails et renouvellent le nom de domaine. Autrement dit, vous pouvez visiter, ce soir, la vitrine officielle d’un suicide collectif. La vidéo raconte comment ce site est devenu le mémorial le plus glaçant d’Internet… et pourquoi personne ne peut le faire disparaître.

Jigsaw.exe — le programme qui joue avec vos fichiers

Apparu en 2016, ce rançongiciel affiche le visage de Billy, la marionnette de la saga Saw, avant d’annoncer les règles de son jeu : payer, ou regarder ses fichiers se faire supprimer, heure après heure, par paquets de plus en plus gros. Redémarrer l’ordinateur ? Mille fichiers effacés d’un coup, en guise de punition. Sur l’échelle des malwares, ce n’est pas le plus destructeur — mais c’est sans doute le plus sadique, parce qu’il a été conçu pour être regardé.

FifthNail.com — le blog d’un monstre

Palier le plus sombre de la vidéo, et le plus difficile à raconter. « The Fifth Nail », c’est le blog que tenait Joseph Edward Duncan III, quelques semaines avant les crimes qui ont détruit la famille Groene dans l’Idaho, en mai 2005. Des billets publics, écrits en toute tranquillité, dans lesquels il évoquait ses démons pendant que la police le cherchait ailleurs. Le web a archivé le tout. Aucune blague à faire ici : ces pages existent, elles ont été lues trop tard, et elles posent une question qui hante encore les enquêteurs — que faire des signaux publiés à la vue de tous ?

« I am God » — le thread qui a glacé 4chan

Un anonyme ouvre un fil sur 4chan et affirme, très calmement, être Dieu. Jusque-là, rien que de très banal pour ce forum. Sauf que ses réponses, elles, ne ressemblent à rien de connu — et que le fil est devenu une légende que les habitués se repassent depuis des années. Canular brillant ou moment de pur malaise collectif ? Je vous laisse trancher, mais c’est le genre de lecture qui reste coincée quelque part dans un coin du crâne.

Le tueur de 4chan — quand l’horreur n’est plus une légende

En novembre 2014, un utilisateur poste sur le forum /b/ les photos du corps d’Amber Lynn Coplin, accompagnées d’un message froid, factuel, insoutenable. Ce n’était pas un creepypasta. L’homme, David Kalac, sera arrêté après une cavale de quelques heures et condamné. C’est le moment de la vidéo où la frontière s’effondre : l’iceberg des horreurs d’Internet n’est pas qu’un musée de légendes urbaines. Parfois, la page que vous scrollez est une scène de crime.

Rotten.com — l’ancêtre du pire

Lancé en 1996, avant Google, Rotten.com a industrialisé le contenu choc : photos de morts, d’accidents, d’autopsies, en libre accès, pendant plus de quinze ans. Toute une génération d’internautes y a perdu son innocence numérique entre deux cours au collège. Le site a fini par s’éteindre, mais il a laissé une descendance — et une question toujours ouverte sur ce que le web fait de notre curiosité morbide.

Un iceberg de 103 entrées

Ces six plongées ne sont que la partie visible. Le chart complet de l’iceberg recense 103 entrées réparties sur 8 niveaux (dernière mise à jour : 30 novembre 2025), du plus connu au plus enfoui : Candle Cove, les Backrooms, la fondation SCP, LOCAL58, Sad Satan, le Wyoming Incident, 11B-X-1371… Ce qui rend ce classement fascinant, c’est le mélange des genres : des fictions assumées y côtoient des affaires criminelles documentées, et plus on descend, moins on sait dans quelle catégorie on met les pieds. Je trouve d’ailleurs que c’est ça, le vrai vertige de cet iceberg — pas les monstres inventés. Les vraies pages.

Consulter l’Iceberg Chart complet

Regarder la vidéo complète

Les six histoires sont racontées en intégralité, avec leur contexte et leurs archives, dans L’ICEBERG INFERNAL des HORREURS d’INTERNET : 1 h 03 de descente dans les enfers numériques. À regarder lumières éteintes — ou pas, personne ne vous jugera sur ce coup-là.

Pour aller plus loin

Si les recoins sombres du web te fascinent, tu peux enchaîner avec les confessions Reddit les plus perturbantes ou l’iceberg des posts Reddit les plus perturbants. Et pour une descente moins éprouvante, l’iceberg des bugs dans la matrice t’attend avec ses glitches insensés.

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